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Psychologie: les trois types de personnes qui font obstacle à l'innovation

Par Slate.fr

Innover, prendre des risques, plonger dans l’inconnu, accepter de se transformer, c’est difficile pour toute organisation. C’est même impossible si l’équipe n’est pas soudée autour de son objectif. C’est ce qu’expliquent deux grands spécialistes du management d’entreprise G. Michael Maddock et Raphael Louis Vitón dans la rubrique Innovation Engine (le moteur de l’innovation) réalisée en commun par le magazine Businessweek et l’agence Bloomberg. Ils décrivent les trois types de profils psychologiques qui sont des obstacles à l’innovation et dont il faut absolument se séparer pour avancer.

1) Les victimes

Les victimes sont des personnes qui perçoivent les problèmes comme des moyens pour les persécuter plutôt que comme des défis à surmonter. «Nous jouons tous le rôle de victimes de temps à autre, mais pour certains cela est devenu un mode de vie», explique Businessweek. Ces personnes se sentent oppressées par les humains, les processus et les objets inanimés. «Les victimes ne cherchent pas des opportunités d’innover et d’avancer, mais des problèmes

2) Les non croyants

La différence entre la réussite et l’échec tient souvent à la dose de volonté et d’obstination mise par une équipe pour parvenir à ses fins. Et du coup, les sceptiques, nécessaires pour évaluer les situations, deviennent des obstacles quand vient le temps de l’action. «Ceux qui gagnent sont souvent ceux qui croient qu’ils peuvent y arriver et les perdants ceux qui doutent… Le lien entre y croire et y parvenir est puissant et réel…»

3) Les «je sais tout»

Les innovateurs sont des gens qui apprennent, pas des personnes qui savent. C’est la même chose au sujet des cultures d’entreprises innovantes, elles sont des cultures d’apprentissage. «Les dirigeants qui ont construit ces cultures (…) doivent rechercher en permanence des choses qu’ils ne comprennent pas et plonger au fond de la piscine…»

C’est le problème de fond de l’innovation. Les experts, ceux qui savent le plus, y sont en général réfractaires au nom de leur savoir maîtrisé. Mais cela explique pourquoi les grandes entreprises sont incapables, la plupart du temps, de voir venir le nouveau produit ou le nouveau concept lancé par un petit concurrent qui va remettre en cause leur modèle.

Comment laisser de la place à ceux qui «pensent autrement» ou «out of the box» (en dehors de la boîte)? Sur son blog sur le Huffington Post américain, Liz Ryan, une spécialiste du fonctionnement des entreprises et de la créativité, explique que penser «out of the box» c’est penser «en dehors du cadre dans lequel généralement on range les problèmes… avec une solution A, B ou C». Il faut simplement se poser la question de temps à autre: «y a-t-il une autre façon d’envisager cela?»

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